Confinement : quelles sont les conséquences sur nos enfants ?

Confinement : quelles sont les conséquences sur nos enfants ?

6 novembre 2020

Alors que nous avions du mal à nous remettre du premier confinement, la deuxième vague du Coronavirus nous ramène malgré nous 6 mois en arrière, avec un sentiment de « déjà-vu » mêlé d’une lassitude face à cette situation qui s’installe dans la durée. En tant qu’adulte, s’il est déjà difficile de maintenir la tête hors de l’eau, comment ne pas impacter durablement et douloureusement nos enfants ? Quelles sont les conséquences de ce deuxième confinement, certes plus light, sur eux ?

Pour nous répondre et nous guider, Dalila Pilot Hammoud, psychologue clinicienne nous explique les conséquences de ce reconfinement sur nos enfants.

Quelles sont les conséquences du reconfinement pour nos enfants ?

Selon leur âge, les enfants aborderont la situation différemment. Si les nourrissons sont les moins affectés par la situation, les enfants entre 3 et 5 ans peuvent souffrir de cet horizon brusquement réduit. Ces derniers n’ont pas du tout la même notion du temps que nous. Une période de 3-4 semaines peut leur sembler très longue.

La conséquence principale pendant le premier confinement était l’absence de socialisation du jour au lendemain ! Un changement de vie et de rythme assez brutal. Heureusement que le reconfinement permet aux enfants de garder un lien social à travers l’école.

À quelles réactions s’attendre ?

L’adulte peut verbaliser ses angoisses : « je suis anxieux, préoccupé, inquiets, etc ». Pour l’enfant, c’est plus compliqué, il ne peut pas intellectualiser et formuler son ressenti. Il va plutôt évacuer son stress à travers des symptômes corporelles car il n’arrive pas a bien verbaliser :

crises de colère à répétition, plus grande irritabilité, moindre résistance à la frustration, problèmes d’insomnie ou d’endormissement, voire une forme de régression

, comme sucer le pouce ou faire pipi au lit.

On peut observer ce type de comportement pendant le confinement ou même quelques mois plus tard. Il est d’ailleurs difficile de faire le lien quand on voit son enfant anxieux ou irritable, surtout quand il n’a pas exprimé de malaise au moment du huis-clos. On peut alors passer à côté de ses symptômes et ne pas détecter qu’ils sont en fait le contrecoup de ce qu’il a vécu. Il faut donc être vigilant face à l’attitude de son enfant.

Comment réagir ?

Sachez également que les enfants absorbent beaucoup les émotions et leurs appréhensions des parents.

Il est donc nécessaire de travailler sur son propre stress afin de ne pas le transmettre

. Essayez d’adopter une attitude positive et accepter de moins vous projeter (plus facile à dire qu’à faire mais avec de la pratique il est possible de couper court au flot de pensées négatives).

Il est également important de ne pas cacher la vérité à son enfant.

Entre deux et trois ans, ils sont en âge d’intégrer l’information. L’incertitude des enfants peut être source de cauchemars et renforcer une fragilité émotionnelle. En mettant des mots sur la situation, simples et concrets, adaptés à leur âge, les parents proposent un cadre d’explications qui rassure l’enfant.

En cas de mal-être, chez vous, chez votre enfant, un soutien psychologique sera toujours une bonne solution. Les psychologues sont très mobilisés : retrouvez-les parmi les professionnels présents sur Fourmily n’hésitez pas à les (télé)consulter.

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